Ce dimanche marque la 43 ème journée internationale des droits de la femme. Cette année le thème est : « Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes ».

@brazzamag

1977. Les Nations Unies adoptent officiellement la journée des femmes. Leurs droits, leur valeur, leurs luttes, leurs causes sont reconnues. Le 17 juillet 1998, la Cour Pénale Internationale reconnait que le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée ou la stérilisation forcée constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Beaucoup de reconnaissance, mais les actions peinent à se mettre en place.Encore aujourd’hui, les femmes sont moins payées que les hommes. Certaines sont victimes d’harcèlement sexuel, moral et/ou physique. D’autres, environ 30’000 en 2017, meurent sous les coups de leur conjoint. Et quand bien même elles osent parler et porter plainte, on ne les prend pas au sérieux.

#BalanceTonPorc

Des mouvements sur les réseaux sociaux comme #BalanceTonPorc, #NousToutes en France et #MeToo à l’international favorisent la prise de parole chez les femmes pour dénoncer les abus et les violences sexuelles. En République Démocratique du Congo, plusieurs associations telles que Give Back Charity, CARE ou l’Afdi viennent en aide aux femmes.

Crée par l’artiste congolais Dadju, Give Back Charity consiste à récolter des fonds pour pouvoir aider des femmes victimes de violences sexuelles au Congo

Paradoxe

Lors de la journée Internationale des femmes, il est commun de porter le pagne en RDC. C’est la fête, on célèbre. On se vêtit d’un tissu africain, symbole d’une tradition supposée valoriser la femme. Sauf qu’actuellement, certaines congolaises veulent cesser le port du pagne. C’est aussi le cas de certains hommes comme Divin Mulonda.

Quelques années auparavant, il était obligatoire de porter un tissu élaboré spécialement pour la journée de la femme. Si les femmes ne l’achetaient ni le portaient, on les insultait. On allait même jusqu’à déchirer leur vêtement. Surtout celles qui portaient un pantalon. Alors que la journée était dédiée à la femme, cette dernière était sujet à des violences. On lui imposait. Elle avait la pression.

Aujourd’hui, les mœurs changent. Les Congolaises veulent avoir le choix dans leur accoutrement. Sans prendre en considération l’obligation du pagne lors du 8 mars, les femmes et les hommes cherchent à s’émanciper d’une tradition. Est-ce que cela signe la fin du tissu africain ?

Nicky KABEYA

 

 

 

 

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