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De Kinshasa à Washington : portrait d’Ornella Nsoki

Un millier de jeunes leaders africains dont vingt-cinq Congolais ont passé 6 semaines dans des universités américaines durant cet été. Ils ont été sélectionnés parmi des dizaines de milliers de candidats à travers l’Afrique, dans le cadre du réseau Young african leaders initiative (YALI). C’est le cas d’Ornella Nsoki, social entrepreneur et fondatrice de l’organisation NZOLANI en RD Congo.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Ornella Nsoki. Je suis fondatrice de l’organisation NZOLANI. En juin 2016, j’ai participé au programme « Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders 2016 » (YALI), initié par le président américain, Barack Obama.

D’où vous est venu l’idée de créer ce projet ?

Ingénieur métallurgie de formation, après deux ans en Afrique du sud, je suis retournée au pays avec la volonté « d’aider ma communauté ». J’ai toujours été passionné par l’éducation et de volontariat. Quand je suis revenue au pays, avec des amis, on a commencé à visiter des orphelinats, des écoles. J’ai ensuite fondé  une ASBL nommée NZOLANI (en kikongo « amour du prochain ») car je voulais voir un changement systématique et non éphémère.

Quel est le but de ce projet ?

NZOLANI  vise à améliorer l’éducation et le bien-être des femmes et des jeunes défavorisés en RDC. Pour cela, nous travaillons sur plusieurs pôles :

  • Domaine de l’éducation
  • Domaine culturel
  • Domaine social
  • Engagement communautaire


Notre objectif est d’améliorer la qualité de l’éducation en RD Congo.

Travaillez-vous seule ou en équipe ?

Je travaille en équipe. L’équipe est composé de :

  • Noella Lango
  • Lauriane Ileo
  • Jonathan Nsamba
  • Reda Nsoki

Et moi-même fondatrice. Chacun s’occupe de son domaine d’activité. Nous travaillons également avec des Universitaires.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Notre plus grande difficulté c’est d’avoir des volontaires. C’est difficile de convaincre les gens à travailler gratuitement. On a notre petite stratégie (rires). On propose alors des stages gratuits. Tout le monde est gagnant. Notre autre difficulté, c’est l’accès à certaines écoles.

Qu’est ce qui vous passionne le plus dans ce projet ?

Ce qui me passionne le plus, c’est le fait de transmettre des connaissances aux autres et de voir la femme congolaise valorisée.

Il y a quelques mois, vous participiez au programme Young African Leaders Initiative (YALI) dont l’objectif est de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité du continent. Pouvez-vous nous en parlez?

J’ai envoyé ma candidature courant octobre-novembre 2015. Et, c’est en mars 2016 que j’ai reçu une réponse positive pour partir aux États-Unis. Tout d’abord, ce n’est pas tout le monde qui part aux États-Unis. 48.000 personnes ont envoyé également leurs candidatures mais seulement 1000 africains ont été sélectionné dont 25 venant de la RDC (Bukavu, Katanga etc..).


Le programme a duré 4 mois. Ça était un véritable transfert de connaissances : information et network (réseau professionnel). J’ai passé cinq semaines à New-York. J’ai eu des cours de « Civic education » (éducation civique) au Wagner College. Et 4 jours à Washington où j’ai pu visiter la Maison Blanche et rencontrer le président Barack Obama. Des sénateurs nous ont remis à la fin du programme des certificats de mérite, signés par le président Américain.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent entreprendre ?

Passion, courage (vous en aurez besoin pour ne jamais abandonner) et beaucoup d’amour. Et le plus important, la VISION.






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